Glossaire
     
 Epilepsie
(réf..4)
 

 L'épilepsie est une maladie neurologique qui peut se déclencher dès les premières années de la vie, et qui se manifeste par des crises d'épilepsie récurrentes. Les crises d'épilepsie sont des manifestations cliniques paroxystiques (motrices, sensitives, sensorielles ou psychiques) accompagnées ou non d'une perte de connaissance. Elles sont provoquées par des décharges électriques excessives des neurones du cortex cérébral. En fonction de l'origine topographique des décharges neuronales il est possible de distinguer deux principaux types de crise épileptique :

  • Les crises partielles (ou focales) dont la décharge paroxystique intéresse initialement une zone limitée de structures corticales : le foyer épileptogène. Ce dernier est le plus souvent localisé dans les lobes temporaux qui contiennent la plupart des structures impliquées dans le traitement de l'information olfactive.
  • Les crises généralisées dont la décharge paroxystique, étendue aux deux hémisphères, intéresse simultanément la totalité du cortex cérébral.

Le traitement chirurgical s'adresse électivement aux patients présentant des crises d'épilepsie partielles rebelles au traitement médical. Il s'agit de procéder à la résection du foyer épileptogène afin de diminuer la fréquence des crises, voire même de réduire complètement celles-ci.

Alzheimer
(Maladie d')
(réf.6,7)
   La maladie d'Alzheimer, qui touche le plus souvent les personnes âgées, est définie comme une altération globale et acquise de l'intellect, de la mémoire, de l'orientation spatiale, du langage, de l'attention et de la personnalité. Elle est due à la dégénérescence progressive de nombreuses cellules nerveuses qui sont remplacés par des éléments décrits comme des plaques séniles. Ces plaques contiennent des filaments et des granules formés d'une substance (la protéine amyloïde = protéine tueuse de neurones) normalement soluble dans les neurones, mais qui précipite au cours de leur dégénérescence. Les premiers changements sont observés dans les régions temporales au niveau du cortex entorhinal qui est fortement impliqué dans le traitement de l'information olfactive. Ensuite, le processus de dégénérescence s'étend progressivement vers d'autres structures comme la corne d'Ammon l'hippocampe qui joue un rôle important dans les fonctions de mémoire et d'orientation. Lorsque la dégénérescence est répandue sur l'ensemble du cerveau, des perturbations cognitives et affectives plus générales sont à noter.
Parkinson
(maladie de)
(réf.5)
   La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative du système nerveux qui touche, à quelques exceptions près, des sujets âgés. Elle affecte la motricité, du fait de l'existence d'un tremblement, d'une rigidité des membres et d'un ralentissement des mouvements qui peut aboutir à une immobilité presque complète. Les signes cliniques peuvent cependant être aussi présents chez des adultes plus jeunes à la suite d'intoxications cérébrales par des métaux ou des médicaments, ou d'anoxie (défaut en apport d'oxygène), ou encore d'accidents vasculaires. La maladie est liée à la dégénérescence d'un petit groupe de neurones situés à la base du cerveau : le système nigro-strié. Il comprend deux structures, la "substance noire" (locus niger) ainsi appelée en raison de son apparence sombre sur des coupes de cerveau, et le "corps strié" qui semble formé de bandes juxtaposées. Les neurones nigro-striés utilisent principalement la dopamine, un neuromédiateur dont l'épuisement progressif est à l'origine de la maladie, désorganisant d'abord, puis finissant par bloquer la transmission nerveuse. Il n'existe guère que quelques milliers de neurones nigro-striés, mais du fait de leur participation à des circuits neuronaux plus complexes, leur dégénérescence entraîne des dysfonctionnements majeurs. Certaines des voies traversant les noyaux gris centraux proviennent du système nerveux autonome ou du système limbique. Il n'est donc pas étonnant que parmi les symptômes qui accompagnent la maladie, on observe des altérations du système autonome (hyper-sudation, troubles digestifs) ; des atteintes cognitives avec un affaiblissement de la mémoire et de la capacité de réflexion ; des modifications de la personnalité et de l'état émotionnel du sujet.
Schizophrénie
(réf.8)
   La schizophrénie, qui signifie "esprit éclaté", est une maladie progressive, débutant à l'adolescence ou au début de l'âge adulte, et s'aggravant inexorablement. Ses manifestations sont dues à un "éclatement", à une perte de la coordination des différentes fonctions psychiques séparant notamment les aspects cognitifs et émotionnels de la personnalité. Les altérations du comportement qui caractérisent la schizophrénie sont très variables. Lors des épisodes aigus de la maladie, divers types d'hallucination et d'aberration mentale peuvent se présenter. Bien que l'intelligence et la mémoire restent relativement intactes, toute la personnalité est atteinte par la maladie. En dépit de nombreuses recherches, la ou les causes de la schizophrénie demeurent insaisissables. Il est nettement établi que les ventricules latéraux du cerveau sont souvent modérément agrandis, mais on ne sait pas encore s'il s'agit d'une manifestation directe du processus pathologique ou seulement un facteur prédisposant. Des autopsies de schizophrènes chroniques permettent de montrer que le nombre des récepteurs à la dopamine est augmenté dans certains noyaux gris centraux. Cependant, on ne sait pas encore si cela résulte d'une anomalie fondamentale ou d'un effet secondaire des traitements neuroleptiques. Une réaction gliale dans les régions situées autour du 3ème ventricule et de l'aqueduc de Sylvius est également décrite; elle pourrait correspondre à une séquelle d'agression virale du cerveau. Des anomalies de l'architectonie (éventuellement développementales) sont dans les cortex préfrontal cingulaire, prémoteur, entorhinal et parahippocampique. Des travaux suggèrent par ailleurs la possibilité d'une localisation du dysfonctionnement. En particulier, il est noté que la concentration du noyau amygdalien en dopamine prédomine dans l'hémisphère gauche. Bien que "l'hypothèse dopamine" demande à être étayée, ce neurotransmetteur représente à ce jour le candidat le plus logique pour jouer un rôle majeur dans cette affection. Toutes les modifications décrites ici restent cependant à être confirmées.
     
Le système olfactif