FAQ sur l'olfaction

La cigarette a-t-elle un effet sur la capacité olfactive ?

La question de l'effet de la cigarette sur l'odorat est controversée, car l'arret du tabac modifie peu les seuils de sensibilité, alors qu'il modifie beaucoup l'impression subjective d'apprecier les odeurs et les aliments. La comparaison de groupes fumeurs et non fumeurs donne des resultats variables. Une etude de 1990 a montré que si l'on tient compte de la dose de tabac et de la durée d'intoxication, comme pour d'autres drogues, on trouve une corrélation entre la dose recue et un test d'identification, aussi bien chez les fumeurs actuels que chez les anciens fumeurs. Une "amélioration" de la performance des anciens fumeurs par rapport aux fumeurs est observée chez les fumeurs qui ont arreté depuis le plus longtemps, et proportionnelle au temps écoulé depuis l'arret. Les fumeurs au moment du test ont deux fois plus de chances d'avoir un déficit que ceux qui n'ont jamais fume. Ces resultats indiquent que :

Le mécanisme d'action sur la muqueuse et les récepteurs n'est pas connu précisement, mais on a chez l'animal des effets qui sont aussi dose/dépendants. Comme les neurorécepteurs se renouvellent en principe en quelques semaines, la récuperation sur une longue durée n'est pas expliquée actuellement. Il est cependant possible que le tabac interfere avec ce renouvellement naturel, dont on ne sait pas non plus s'il est aussi régulier dans la vieillesse que chez le jeune.

En résumé, le tabac tue plus vite qu'il ne rend anosmique, mais il a des effets certains sur la performance olfactive.